CONCOURS INTERNATIONAL de PEINTURE SUR SOIE 2004 du CHAMBON sur LIGNON

SUJET : Illustrer un ouvrage de la littérature de la jeunesse

N° 126     Auteur : 

En effeuillant ma jeunesse.

Sous titre : Signe de piste pour un Premier de cordée. 

Pierre Joubert,  quel dessinateur!  Il a meublé ma jeunesse sous le couvert des ‘Signe de piste’ et des ‘Bob Morane’.  La qualité de ses dessins d’adolescents en quête d’aventure demeure une référence même à notre époque.  Je lui ai emprunté un scout et en ai interprété le dessin .  J’y ai placé la tête du personnage de ‘Les trois pastoureaux’.  Loin de moi l’idée de réaliser une copie intégrale.  Simplement un clin d’œil à ce maître du roman jeunesse illustré.

En arrière plan, le Mont-blanc, référence à Frison-Roche, cet alpiniste, journaliste, écrivain qui me montra la voix de l’idéalisme et le juste respect des valeurs humaines face à la nature dans son classique ‘Premier de cordée’.  Évocation représentée par cette divine montagne que j’ai eu l’occasion de visiter en 2002, visite qui me mena à l’Aiguille du midi (par téléphérique et non pas en cordée). 

Quelques allusions au travers de cette œuvre sur soie : les marguerites, plante fétiche à laquelle on fait référence par son effeuillement.   Prétexte à mon titre, elle enjolive le premier plan, nous introduisant gentiment dans cet ensemble fleuri et enneigé à la fois. 

Des sapins enneigés que je réussis si bien , comme le dit ma femme et qui caractérisent souvent mes œuvres.  Présence québécoise intermédiaire entre les deux mondes littéraires qui, à la fois, les sépare et les unit. 

Sur le drapeau, 1947, esquissé, année de ma naissance et année d’un grand rassemblement scout.  Scout que j’ai été et que, il va de soi (pas de soie), je reste toujours : ‘Scout un jour, scout toujours’.  Le fleur de lys si français et si québécois orne le drapeau et figure au haut du mat, nous indiquant le Mont-blanc et nous invitant à découvrir cet autre univers littéraire.  Et cette joie qu’amènent les fanions et  oriflammes de toute sorte, faisant ici référence aux premiers oriflammes qui étaient de soie et qui impressionnèrent les troupes romaines qui se confrontèrent aux Parthes : « ‘auro sericeisque vexillis’ Des <<étendards d’or et de soie>> sous les yeux de dizaines de milliers de soldats romains, dont sans doute presque aucun n’avait encore vu de soierie? » ( Luce Boulnois, La Route de la Soie, p.17)

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